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| ORGANISATION D’UNE JOURNEE PEDAGOGIQUE A L’UNIVERSITE IBN TOFAÏL |
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Suite à la recommandation du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres, concernant l’organisation des journées pédagogiques nationales du 8 et 9 mars 2013 qui porteront sur « l’auto-évaluation des filières dont l’accréditation est arrivée à terme», l’université Ibn Tofail a organisé une journée pédagogique, le samedi 23 février 2013, sous le thème « Auto-évaluation des formations : Visions et recommandations» (voir programme).
A l’ouverture de cette journée, Monsieur Abderrahman TENKOUL, Président de l’Université Ibn Tofaïl a mis en évidence, dans son allocution, l’intérêt et les objectifs de la tenue de cette journée, visant essentiellement l’échange et le partage de la réflexion sur l’état des lieux des formations de l’université, après dix années de mise en place du système LMD. Cette rencontre constitue, en effet, une opportunité d’importance capitale pour l’ensemble des acteurs de l’université, soucieux de discuter de la gouvernance de ce système dans ses aspects pédagogiques, réglementaires, logistiques ainsi que de l’ensemble des questions ayant trait aux ressources humaines et aux infrastructures d’accueil et d’encadrement des étudiants. Le Président de l’université a également rappelé, qu’en préparation de cette journée, les commissions pédagogiques des établissements de l’université ont tenu de nombreuses réunions de concertations qui ont toutes exprimé un avis favorable au maintien du système LMD en raison de la diversité de l’offre de formation qu’il permet et de la dimension internationale qu’il revêt à plus d’un titre. Madame la Vice Président chargée des affaires académiques a présenté un exposé introductif comportant des données significatives sur les dix années de la mise en place du système LMD à l’université. Il a porté notamment sur: - l’évolution de l’offre de formation et sa diversification à l’université, - l’évolution des effectifs des inscrits, - le processus d’autoévaluations des filières arrivées à terme, - les résultats globaux de l’auto-évaluation des filières, - le rendement interne des licences d’études fondamentales.
Les séances des travaux de la journée, organisées sur la base des rapports des commissions pédagogiques, ont souligné la nécessité de repenser le système LMD de façon à mieux l’adapter aux réalités et aux besoins du pays, à l’instar de ce qui a été fait dans certains pays européens. Car l’objectif recherché, partagé par l’ensemble des acteurs et des composantes de l’université, est de faire de ce système un levier de développement permettant d’accompagner les grandes stratégies génératrices de croissance et de richesse de notre pays, et ce en améliorant les rendements interne et externe des filières de formation. Ainsi, les recommandations des commissions pédagogiques s’inscrivent d’une part, dans le sens de la préservation des acquis du système éducatif mis en place dès 2003 et, d’autre part, dans la perspective d’une amélioration qualitative respectant ces orientations. Les travaux de la journée ont tenu cependant à souligner qu’aucune amélioration significative ne peut aboutir aux résultats souhaités sans tenir compte des impératifs suivants: - L’environnement extra-universitaire (bourse, hébergement, restauration, transport urbain…) - La gestion interne du système : le montage de la carte de formation de l’université selon des objectifs précis tenant compte du référentiel métiers- compétences, des besoins et des attentes de la société, des milieux socioéconomiques, des segments d’activités industrielles, … - Le dispositif réglementaire : le cahier des normes pédagogiques nationales, l’articulation entre les cycles de formation (LMD) … - Le processus de l’assurance qualité: la pédagogie d’aide au succès, l’évaluation par approche des compétences et des connaissances, le guide d’organisation des formations, le guide d’organisation pédagogique et matérielle…
Il ressort à la fois des rapports des commissions pédagogiques des établissements de l’Université et du débat de la journée pédagogique : La persistance d’un certains nombre de dysfonctionnements du système LMD dont les causes relèvent principalement de : - La massification imprévue qu’a connue l’UIT ces deux dernières années puisqu’elle est passée d’un effectif de 11 000 étudiants en 2011 à presque 35 000 étudiants actuellement - L’insuffisance des structures d’accueil et des locaux pédagogiques - La faiblesse des ressources humaines d’encadrement pédagogique, administratif et technique - L’insuffisance des dotations financières allouées à l’Université - Le manque de moyens susceptibles d’assurer un cadre de vie favorable à la vie estudiantine - L’incohérence de l’architecture pédagogique au niveau des modules et éléments de modules et l’inexistence de troncs communs, de passerelles et de vrais parcours finalisés - Des modules transversaux mal gérés et sans impacts réels sur les formations et les objectifs ciblés - Un volume horaire imparti aux filières difficilement réalisable en plus du surcharge des contenus pédagogiques laissant peu de temps à l’étudiant afin de pouvoir s’épanouir par l’autoformation et s’investir davantage dans des activités culturelles et sportives - Le mode d’évaluation prévu en termes de contrôle continu s’avère de plus en plus irréalisable en raison de l’impossibilité de mettre en place une pédagogie différenciée dans le cadre de groupes d’étudiants à effectifs limités - Les activités pratiques (sorties de terrain, stages, visites d’étude, etc …) ainsi que les TP et TD sont devenus pratiquement impossible à réaliser dans des conditions acceptables - La direction et le suivi des PFE sont réalisés dans des conditions qui ne garantissent plus l’atteinte les objectifs attendus de ces activités - Les examens de fin de semestre, en plus du fait qu’ils deviennent de plus en plus difficiles à gérer, réduisent considérablement le temps imparti à l’enseignement. Sur la base de ce diagnostic fait à grands traits, un certain nombre de recommandations ont été exprimées visant notamment : - la restructuration de l’architecture pédagogique des licences fondamentales et la révision du CNPN qui les régit; - la nécessité de permettre l’accès au Master 1 fondamental aux lauréats de la licence de l’année en cours; - l’instauration de la reconnaissance des certifications et la validation des acquis. L’objectif recherché à travers ces mesures est de donner davantage de cohérence au système LMD, d’améliorer les rendements interne et externe, d’élever le niveau d’excellence des formations.
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Etablissement
L'Université en photos

















